Depuis le 15 décembre 2025, la loi canadienne sur la citoyenneté a profondément changé : le projet de loi C-3 a éliminé la « limite de première génération » qui empêchait les Canadiens nés à l’étranger de transmettre la citoyenneté à leurs propres enfants nés hors du Canada. Résultat concret : des milliers de personnes dans le monde — en Amérique latine, en Europe, en Asie et ailleurs — sont déjà citoyennes canadiennes sans le savoir. Ce guide explique qui est admissible, comment se compte la chaîne d’ascendance et quelles étapes suivre pour obtenir votre certificat de citoyenneté.
En bref
- Le projet de loi C-3 est entré en vigueur le 15 décembre 2025 et a éliminé la limite de première génération dans plusieurs situations
- Si vous êtes né hors du Canada avant le 15 décembre 2025 d’un parent canadien (y compris un parent devenu canadien grâce à ces mêmes changements), dans la plupart des cas vous êtes déjà citoyen automatiquement
- Pour les naissances à partir du 15 décembre 2025 en deuxième génération ou plus, le parent canadien doit avoir passé au moins 1 095 jours (3 ans) au Canada avant la naissance
- La preuve officielle est le certificat de citoyenneté : frais de 75 $ CAD, avec des documents pour chaque génération de la chaîne
- Ce qui compte, c’est la chaîne d’ascendance (parent → grand-parent → arrière-grand-parent), pas le pays où vous vivez aujourd’hui
Ce qui a changé avec le projet de loi C-3
Avant cette réforme, la citoyenneté canadienne par descendance était limitée à la première génération née hors du Canada : si votre parent était né au Canada et que vous étiez né à l’étranger, vous étiez canadien — mais vos enfants, nés eux aussi à l’étranger, ne l’étaient pas. C’est cette coupure automatique que le projet de loi C-3 a éliminée. Important : ce changement ne touche pas ceux qui étaient déjà citoyens avant la loi ; si vous étiez déjà canadien, vous l’êtes toujours.
Pour appliquer la règle, le gouvernement compte les générations ainsi : la première génération est la première personne née (ou adoptée) hors du Canada d’un citoyen canadien ; la deuxième génération ou plus est une personne née hors du Canada d’une personne de première génération. C’est cette deuxième génération — et les suivantes — qui peut maintenant être canadienne.
Qui est admissible ? Les deux scénarios
La date du 15 décembre 2025 divise l’admissibilité en deux régimes distincts :
| Situation | Nés AVANT le 15 déc. 2025 | Nés À PARTIR du 15 déc. 2025 |
|---|---|---|
| Règle générale | Dans la plupart des cas, si vous êtes né hors du Canada d’un parent canadien, vous êtes déjà citoyen automatiquement — la loi a rétabli ou attribué la citoyenneté de façon rétroactive | En deuxième génération ou plus, vous êtes canadien si votre parent canadien né à l’étranger a passé au moins 1 095 jours au Canada avant votre naissance |
| La chaîne continue-t-elle ? | Oui : la règle s’applique aussi si vous êtes né d’une personne devenue canadienne grâce à ces mêmes changements — l’effet en cascade atteint petits-enfants et arrière-petits-enfants | Oui, mais chaque nouvelle génération exige que le parent démontre ces 3 ans de présence physique au Canada |
| Personnes adoptées | Probablement admissibles à la citoyenneté par attribution directe si elles ont été adoptées hors du Canada en deuxième génération ou plus | Admissibles à l’attribution directe si le parent canadien a passé 1 095 jours au Canada avant l’adoption |
Ce qui compte, c’est la chaîne, pas le pays
Une confusion fréquente : beaucoup de gens croient que les règles varient selon le pays de résidence. Ce n’est pas le cas. L’admissibilité dépend exclusivement de votre chaîne d’ascendance canadienne — le fait que votre parent, grand-parent ou arrière-grand-parent ait été citoyen canadien, et votre capacité à documenter chaque maillon. Peu importe que vous viviez à Mexico, Bogotá, São Paulo ou Paris : l’analyse est la même. Ce qui change d’un pays à l’autre, ce sont les documents d’état civil locaux qui prouvent chaque naissance (actes, registres) et, s’ils sont dans une autre langue, la nécessité de les traduire.
Comment demander le certificat de citoyenneté, étape par étape
Si vous pensez que le projet de loi C-3 a fait de vous un citoyen, la seule façon de le confirmer officiellement est de demander le certificat de citoyenneté (preuve de citoyenneté). IRCC examine votre demande et, si vous êtes citoyen, délivre le certificat — le document qui vous permet ensuite de demander un passeport canadien.
- Reconstituez votre chaîne d’ascendance. Identifiez votre ancêtre canadien (né au Canada ou naturalisé) et retracez chaque génération entre cette personne et vous.
- Rassemblez les documents de chaque génération. IRCC exige des documents authentiques, fiables et vérifiables pour chaque génération de la demande (voir la liste plus bas).
- Soumettez la demande en ligne ou sur papier. Les frais sont de 75 $ CAD. En ligne, vous avez 60 jours pour compléter la demande une fois commencée ; sur papier, le paiement se fait quand même en ligne.
- Attendez le traitement. Les délais actuels sont longs en raison de la vague de demandes post-C-3 — au moment d’écrire ces lignes, l’estimation officielle avoisine 25 mois. Consultez notre analyse : le certificat prend maintenant 25 mois.
- Avec le certificat, demandez votre passeport canadien. C’est l’ordre recommandé par le gouvernement lui-même avant de voyager au Canada en tant que citoyen.
Documents typiques dont vous aurez besoin
- Votre acte de naissance (et ceux de chaque génération intermédiaire entre vous et votre ancêtre canadien)
- La preuve de la citoyenneté canadienne de l’ancêtre : acte de naissance canadien, certificat de naturalisation ou certificat de citoyenneté
- Des pièces d’identité valides du demandeur
- Des photos au format citoyenneté conformes aux spécifications d’IRCC
- Des traductions de tout document qui n’est ni en anglais ni en français, selon les exigences d’IRCC
Questions fréquentes
Je vis au Mexique / en Colombie / au Brésil — des règles différentes s’appliquent-elles à mon pays ?
Non. La loi canadienne ne fait aucune distinction selon le pays de résidence ou de naissance : seuls comptent la chaîne d’ascendance et votre date de naissance par rapport au 15 décembre 2025. La différence pratique entre les pays tient aux documents d’état civil locaux et à leurs traductions.
Mon parent ne m’a jamais « enregistré » comme Canadien. Ai-je perdu ce droit ?
La citoyenneté par descendance ne dépend d’aucun « enregistrement » fait par vos parents : si vous remplissez les conditions de la loi, vous êtes citoyen automatiquement, et le certificat ne fait que le documenter. C’est précisément pour cela que tant de personnes sont canadiennes sans le savoir.
Dois-je renoncer à ma nationalité actuelle ?
Le Canada autorise la double (et multiple) citoyenneté : aucun conflit du côté canadien. Il vaut la peine de vérifier les règles de votre propre pays sur les nationalités multiples. Et si la loi a fait de vous un Canadien automatiquement mais que vous ne le souhaitez pas, il existe un processus formel de renonciation.
Combien de temps et combien ça coûte ?
Les frais gouvernementaux sont de 75 $ CAD. Le délai de traitement est la partie difficile : l’estimation officielle a grimpé tout au long de 2026 en raison du volume post-C-3 — consultez l’outil officiel d’IRCC pour le chiffre en vigueur et notre analyse du bond à 25 mois.
Comment Castle & Co. peut vous aider
Le vrai défi de ces demandes n’est pas le formulaire : c’est de reconstituer et de documenter une chaîne d’ascendance qui traverse parfois trois générations, deux langues et plusieurs registres d’état civil. Chez Castle & Co., nous évaluons votre cas, identifions les documents manquants et préparons une demande complète qui ne perd pas des mois à cause d’erreurs évitables. Commencez sur notre page de services de citoyenneté ou demandez une évaluation gratuite de votre chaîne familiale.





