La Mobilité francophone permet à un employeur canadien d’embaucher un travailleur francophone sans étude d’impact sur le marché du travail (EIMT). C’est l’une des voies les plus rapides vers un permis de travail pour les francophones, avec une condition qui surprend beaucoup de monde : elle ne s’applique pas au Québec.
Voici qui est admissible et ce que chaque partie doit faire.
En bref
- Permis de travail exempté de l’EIMT, code de dispense C16
- Français : NCLC 5, à l’oral seulement (expression et compréhension orales)
- L’emploi doit être hors Québec
Qu’est-ce que la Mobilité francophone ?
Un permis de travail exempté de l’EIMT, sous le code de dispense C16, pour les travailleurs francophones ayant une offre d’emploi hors Québec.
L’employeur n’a pas à prouver qu’aucun Canadien n’était disponible pour l’emploi. C’est l’étape qui prend habituellement le plus de temps, et ici elle n’existe tout simplement pas.
Pourquoi ne s’applique-t-elle pas au Québec ?
Parce que le programme est conçu pour soutenir les communautés francophones du reste du Canada.
Le travailleur doit vivre et travailler dans l’une des neuf provinces ou l’un des trois territoires à l’extérieur du Québec. Une offre d’emploi à Montréal ou à Québec ne donne pas droit au programme, même si l’emploi se déroule entièrement en français. Pour le Québec, la voie passe par les programmes propres à la province.
Quel niveau de français faut-il ?

NCLC 5, niveau intermédiaire, en expression orale et en compréhension de l’oral seulement.
Vous n’avez pas à prouver que vous savez lire ou écrire en français. Le niveau est NCLC 5 depuis le 15 juin 2023 ; auparavant, il était de 7.
Pour le prouver, vous pouvez utiliser :
- Les résultats à l’oral d’un test TEF ou TCF.
- Une confirmation écrite d’un collège ou d’une université attestant que vous avez étudié dans un programme en français.
- D’autres documents montrant que vos études ont été faites en français.
Quels emplois sont admissibles ?
Presque tous : toutes les catégories de FEER, de la gestion aux postes de premier échelon.
| Admissible | Non admissible |
|---|---|
| Toute catégorie de FEER (0 à 5) | Les emplois en agriculture primaire de FEER 4 et 5 |
Que doit faire l’employeur ?

Soumettre l’offre d’emploi par le Portail des employeurs et payer des frais de conformité de 230 $.
Le travailleur ne peut pas demander le permis tant que l’employeur n’a pas fait cette démarche, parce que la demande utilise le numéro d’offre que génère le portail.
Comment en tirer parti
- Confirmez que l’emploi est hors Québec. C’est le premier filtre, et celui que l’on oublie le plus souvent.
- Préparez votre preuve de français : un résultat oral du TEF ou du TCF est le plus simple.
- Demandez à l’employeur de soumettre l’offre dans le Portail des employeurs et de payer les frais.
- Demandez ensuite le permis de travail avec le numéro d’offre.
Là où nous intervenons
Castle & Co. travaille avec les francophones et les employeurs qui veulent les embaucher :
- Confirmer que l’emploi et le lieu sont admissibles
- Préparer la preuve de français qu’IRCC accepte
- Coordonner l’offre de l’employeur et la demande du travailleur
Si l’emploi est en Ontario, notre article sur le volet des travailleurs qualifiés d’expression française de l’Ontario explique ce qui l’a remplacé. Si vous avez une offre d’emploi hors Québec, commencez votre démarche maintenant et nous vous dirons si la Mobilité francophone vous convient.





