Si vous venez au Québec pour travailler ou pour étudier, le certificat d’acceptation du Québec (CAQ) est l’étape qui prend les gens au dépourvu — non pas parce qu’elle est compliquée, mais parce qu’elle survient dans un ordre auquel la plupart des gens ne s’attendent pas.
Le Canada décide qui est admis. Le Québec décide qui est sélectionné. Et pour les séjours temporaires, le Québec passe en premier.
Qu’est-ce que le CAQ ?
C’est le document que le Québec délivre pour confirmer que la province accepte votre arrivée temporaire — pour travailler ou pour étudier.
Le CAQ, ou certificat d’acceptation du Québec, est délivré par le ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration (MIFI). C’est la couche provinciale qui s’ajoute au processus fédéral avec IRCC.
Ce qu’il n’est pas : le CAQ, à lui seul, ne vous donne aucun statut légal ni aucune permission de rester. C’est une décision de sélection, pas un permis. Le document fédéral reste nécessaire, et c’est la partie qui vient ensuite.
Qui a besoin d’un CAQ, et qui a besoin d’autre chose ?
Les travailleurs temporaires et les étudiants ont besoin d’un CAQ. La résidence permanente utilise un certificat complètement différent.
| Votre situation | Le document du Québec | Qui le dépose |
|---|---|---|
| Travailleur temporaire | CAQ — sélection temporaire | Vous le préparez, mais c’est votre employeur qui le dépose, avec l’EIMT |
| Étudiant | CAQ pour études | Vous le déposez vous-même, avant le permis d’études fédéral |
| Résidence permanente | CSQ, pas CAQ | Vous, comme première étape vers la résidence permanente |
C’est cette dernière ligne qui crée le plus de confusion. Le CAQ et le CSQ sont deux certificats différents, pour deux choses différentes. Le CAQ, c’est la sélection temporaire. Le CSQ — certificat de sélection du Québec — c’est la sélection permanente, et c’est la première étape vers la résidence permanente, pas un permis d’arriver.
Il existe des exceptions à l’obligation d’avoir un CAQ : les séjours de 30 jours ou moins, et le travail non rémunéré.
Dans quel ordre cela se passe-t-il vraiment ?

Le Québec d’abord, Ottawa ensuite — dans les trois cas. C’est la partie à retenir par cœur.
Si vous êtes un travailleur temporaire :
- Votre employeur obtient l’EIMT de Service Canada.
- Vous préparez la demande de sélection temporaire, et c’est votre employeur qui la dépose auprès du Québec.
- Avec l’EIMT et le CAQ en main, vous demandez votre permis de travail à IRCC.
Dans les mots mêmes du Québec, tous ces documents sont nécessaires pour demander un permis de travail à IRCC. L’étape fédérale est la dernière, pas la première.
Si vous êtes étudiant :
- Vous recevez votre lettre d’admission de l’établissement.
- Vous demandez au Québec le CAQ pour études.
- Une fois le CAQ approuvé, vous demandez votre permis d’études à IRCC.
Le CAQ tient aussi lieu de lettre d’attestation provinciale (LAP) qu’IRCC exige pour la demande fédérale, donc ce n’est pas une étape de plus — c’est le document qui débloque la suivante.
Si vous demandez la résidence permanente : le Québec vous sélectionne d’abord, avec le CSQ. Vous demandez ensuite la résidence permanente à IRCC.
Le principe est toujours le même. L’étape provinciale est la condition d’accès à l’étape fédérale. Faire l’inverse ne raccourcit rien ; cela revient à tout faire deux fois.
Combien cela coûte-t-il, et combien de temps cela prend-il ?
Les frais sont fixés par le Québec et ne sont pas remboursables, même si la demande est refusée.
Frais en vigueur depuis le 1er janvier 2026 :
| Demande | Frais |
|---|---|
| CAQ, travailleur étranger temporaire | 233 $ |
| CAQ, étudiant étranger | 135 $ |
Côté délais, le Québec publie un chiffre pour l’un des deux, pas pour l’autre. Pour le CAQ étudiant, une décision est rendue dans un délai de 25 jours ouvrables pour une demande complète, dans 80 % des cas. Pour le CAQ travailleur, la page de demande ne publie pas de délai de traitement. Si vous avez besoin d’un chiffre à jour pour celui-ci, c’est du côté de la déclaration de services du ministère qu’il faudrait chercher, et il vaut mieux vérifier le jour même plutôt que de se fier à ce qu’on vous a dit l’an dernier.
Notez aussi que les frais versés au Québec sont distincts des frais fédéraux. L’étape provinciale a son propre coût, et ce n’est pas un acompte sur l’étape fédérale.
Que faire si votre CAQ est sur le point d’expirer ?

Commencez six mois avant, pas un mois avant.
Le Québec est direct là-dessus : il faut prévoir les délais de traitement et entamer la démarche au moins six mois avant l’expiration de votre permis de travail actuel. Renouveler ne se résume pas à un seul formulaire. Cela veut dire une nouvelle EIMT de votre employeur, une nouvelle demande de sélection temporaire et un nouveau permis de travail délivré par IRCC — les trois mêmes étapes, dans le même ordre, une fois de plus.
Si vous avez déjà entamé une demande de résidence permanente, d’autres options existent pour renouveler votre permis. C’est une autre discussion, qui dépend de l’état de votre dossier.
Les questions que les pages officielles du Québec n’abordent pas
Trois, et nous préférons vous dire qu’elles restent ouvertes plutôt que de deviner.
Les pages officielles couvrent le renouvellement lorsqu’on agit avant l’expiration. Elles n’expliquent pas ce qui se passe si votre CAQ est déjà expiré, et elles ne couvrent pas la situation de quelqu’un arrivé au Québec sans CAQ alors qu’il en fallait un.
La page sur le séjour après les études vous oriente vers le permis de travail postdiplôme fédéral, mais elle ne dit pas si vous devez faire quelque chose avec votre CAQ au moment de cette transition.
Nous n’allons pas combler ces vides avec une réponse qui sonne juste. Si vous êtes dans l’une de ces trois situations, c’est une question à poser avant d’agir, pas après.
Avant de commencer
- Déterminez de quel document vous avez besoin — CAQ pour un séjour temporaire, CSQ pour la résidence permanente. Ce ne sont pas des documents interchangeables.
- Si vous êtes travailleur, parlez d’abord à votre employeur. C’est lui qui dépose votre demande, et il a besoin de l’EIMT avant cela.
- Prévoyez un budget pour les deux étapes. Les frais du Québec sont distincts des frais fédéraux et ne sont pas remboursables.
- Si votre permis expire dans l’année, commencez maintenant. Six mois, c’est le minimum recommandé par le Québec lui-même.
Notre rôle
Castle & Co. accompagne les gens sur la partie qui pose le plus souvent problème : la séquence.
- Déterminer quel document du Québec s’applique à votre situation
- Coordonner le volet employeur pour que l’EIMT et le CAQ concordent
- Planifier un renouvellement avec suffisamment d’avance pour que cela ne devienne pas un problème de statut
- Vous dire honnêtement quand une question n’a pas de réponse publiée
Si vous n’êtes pas certain de la situation de votre dossier, commencez votre démarche maintenant et nous vous dirons quelle étape vient en premier.





